Quand on prélève un sol à Nanterre, la première chose qu'on fait au laboratoire c'est de le passer dans une colonne de tamis superposés. La série complète va de 80 mm jusqu'à 80 microns — après ça, les particules sont trop fines pour les mailles. Dans les limons et les argiles des alluvions de la Seine, on bascule alors sur la sédimentométrie, qui mesure la vitesse de chute des grains dans une éprouvette. Le sédimentomètre enregistre la densité de la suspension toutes les trente secondes pendant vingt-quatre heures. On en sort une courbe granulométrique complète qui permet de classer le sol selon la norme NF P 11-300 (GTR) et d'anticiper son comportement en remblai ou sous une chaussée souple du quartier des Groues.
Une courbe granulométrique plate sur la fraction 0/80 mm signale presque toujours un sol sensible au retrait-gonflement dans le Val de Seine.
Questions fréquentes
Quel est le délai pour une analyse granulométrique complète à Nanterre ?
Pour un essai combinant tamisage et sédimentométrie, le délai standard est de cinq jours ouvrés. La sédimentométrie seule exige un cycle de décantation de vingt-quatre heures, auquel s'ajoute le temps de séchage et de tamisage. En période de chantier dense — typiquement mai à octobre en Île-de-France — nous pouvons activer une procédure express en trois jours.
Combien coûte une granulométrie avec sédimentométrie ?
L'analyse granulométrique avec tamisage et sédimentométrie se situe entre 100 et 160 euros. Le prix dépend du nombre de tamis demandés et du volume de l'échantillon à traiter. Pour un essai en série (plus de cinq échantillons sur un même projet), nous appliquons une grille tarifaire dégressive.
La granulométrie suffit-elle pour classer un sol sensible au gel ?
Non, la courbe granulométrique seule est insuffisante. Elle identifie la proportion de fines (passant à 80 µm), mais la classification GTR exige aussi les limites d'Atterberg pour trancher entre un sol B5 (limon peu plastique, très gélif) et un sol B6 (argile, moins sensible au gel). Nous couplons systématiquement les deux essais quand le projet touche des remblais ou des couches de forme exposées aux cycles gel-dégel à Nanterre.